zazen par Okumura Roshi

Pendant zazen, il n’y a pas d’objet, il y a le mur en face de nous, mais nous ne le voyons pas comme un objet. Comme il n’y a pas d’objet, souvent notre pensée même devient un objet. L’objet de cette personne assise en recueillement.

Ainsi, quand nous sommes assis en silence, les pensées qui vont et viennent deviennent l’objet de notre pensée. Dans ce cas, l’esprit est séparé en deux parties : l’une est le sujet et l’autre est l’objet. Et nous commençons alors à interagir. Parfois, nous nous disons que cette idée est bonne, parfois que celle-ci ne l’est pas, et on continue à penser à cette idée.

Mais lorsque nous sommes juste assis, et laissons aller les pensées, elles ne deviennent pas un objet de pensée. Elles apparaissent, disparaissent, sans être nourries ni rejetées.

Il n’y a alors plus de séparation.
Il n’y a ni sujet, ni objet.
Nous sommes d’une seule pièce, un.

D’après un enseignement d’Okumura Roshi