impermanence

L’impermanence est un terme bouddhique désignant l’un des principes fondamentaux observé par le Bouddha Shakyamuni:

Toute change.
Tout apparaît, évolue et se transforme.

Le monde,
A quoi le comparer?
Au reflet de la lune
sur une goutte de rosée
suspendue au bec d’une grue
Dōgen Zenji

Gasshō 合掌

ga 合 joindre
shō 掌 paume

Joindre deux en un

Les herbes restent invisibles
dans le champ enneigé
le héron blanc se cache
dans sa propre apparence
Dōgen

…comme le bouddha caché dans notre corps, dit Shōhaku Okumura Roshi.

La pratique de la prosternation est semblable. En offrant des prosternations, nous sommes cachés dans le monde de la coproduction conditionnée. Nous disparaissons dans ce monde et devenons un avec tous les êtres.
Okumura Roshi

 

Dōgen Zenji

Dōgen Zenji (1200-1253) est le grand maître inégalé à l’origine du développement du zen sōtō au Japon.

Il a produit 2 grandes œuvres: le Shōbōgenzō (Le trésor de l’œil de la vraie loi) et le Eihei Kōroku (Le recueil complet [des propos] d’Eihei).

Dans le Shōbōgenzō, il joue avec les paradoxes, les subtilités de la langue japonaise, les allégories, les paraboles, et les textes et discours bouddhiques anciens, pour désarçonner (et émerveiller) les personnes pratiquant la Voie.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c8/DogenP2.JPG
Dōgen revêtu de son kesa, la robe de moine rapiécée
fondateur du zen au Japon dès son retour de Chine en 1227

 

zazen – s’asseoir en silence

Juste s’asseoir avec force et abandon.

« La pratique du zen (sanzen 参禅) est l’assise silencieuse (zazen 坐禅) »

« Rejetez tout engagement et abandonnez toute affaire.
Ne pensez pas « ceci est bien, cela est mal ».

Étendez une natte épaisse et placez un coussin dessus.
Asseyez-vous en lotus ou en demi-lotus [ou les jambes croisées en position birmane].
Asseyez-vous bien droit, ni penché à gauche ni penché à droite, ni en avant ni en arrière.
[Les genoux ancrés dans le sol, les ischions  posés sur le zafu, la colonne s’étire naturellement vers le ciel].
Assurez-vous que vos oreilles sont dans le même plan que vos épaules et que votre nez se trouve sur la même ligne verticale que votre nombril. Placez la langue en avant contre le palais. La bouche est fermée, les dents se touchent.
Les yeux restent toujours mi-ouverts [à la fois à l’extérieur et à l’intérieur –plus de différence].
Respirez doucement par le nez.

Quand vous avez pris la posture correcte, respirez profondément une fois, inspirez et expirez. Balancez votre corps de droite à gauche plusieurs fois, puis immobilisez-vous dans une position assise stable.

Pensez à ne pas penser. Comment pense-t-on à ne pas penser ?
Au-delà de la pensée [laisser la pensée apparaître et disparaître.
Lorsque l’esprit ne se pose sur rien, le véritable esprit apparaît].
Cela en soi est l’art essentiel du zazen.

Le zazen dont je parle n’est pas l’apprentissage de la méditation.
C’est la pratique de la grande paix et de la joie.
C’est la pratique de l’Éveil. »

D’après Dōgen Zenji (1200-1253) – Zazengi, 1243 & Fukanzazengi, 1227