4 vœux – un grand vœu

Les êtres sont innombrables, je fais vœu de les libérer
Les illusions sont intarissables, je fais vœu d’y mettre fin
Les portes du dharmas sont illimités, je fais vœu de les pénétrer
La Voie du Bouddha est insurpassable, je fais vœu de la réaliser

shujō muhen sei gan do 衆生無邊誓願度
bon-no mujin sei gan dan 煩惱無盡誓願斷
ho mon muryō sei gan gaku 法門無量誓願學
butsu do mujō sei gan jo 佛道無上誓願成

D’après la Sōtōshu Shūmuchō, l’institution japonaise de l’école sōtō

Ce n’est que lorsque vous vivez par ce vœu que tout ce que vous rencontrez renforcera votre vie en tant que bouddhadharma.
Tant que vous basez votre vie sur ce vœu, où que vous soyez, tôt ou tard le printemps viendra.
Il suffit de maintenir ces quatre vœux, ils sont essentiels.
D’après Uchiyama Roshi

3 trésors – refuge

Le Bouddha
Le Dharma (son enseignement)
La Sangha (la communauté autour de lui)

Prendre refuge dans les 3 trésors,
de tout cœur
en soi-même
–revivifier les 3 refuges en nous

Je prends refuge dans le Bouddha
Je prends refuge dans le Dharma
Je prends refuge dans la Sangha

南無帰依仏 :  namu ki e butsu
南無帰依法 :  namu ki e hō
南無帰依層 :  namu ki e sō

Originellement, le trésor « Bouddha » faisait référence au bouddha historique Shakyamuni. A sa disparition, les disciples se sont demandé:
« Alors maintenant, c’est quoi le trésor de Bouddha? »
Ils se dirent, ce sont « ses paroles », le Bouddhadharma.

Les paroles du Bouddha invitent à pratiquer zazen, et,
à avancer sur la voie la sagesse, à chaque instant,
par la pratique des paramitas.

Le Bouddhadharma est en chacune et chacun d’entre nous.

la force de l’esprit

Dans le Dhammapada, un recueil de stances du canon pali, il est dit:

Nous sommes ce que nous pensons.
Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées.
Avec nos pensées, nous créons le monde.
Parlons ou agissons avec un esprit impur,
et la souffrance nous suit comme la roue suit le bœuf tirant le char.

Nous sommes ce que nous pensons.
Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées.
Avec les pensées nous créons le monde.
Parlons ou agissons avec un esprit pur,
et le bonheur nous accompagne telle notre ombre inséparable.

« impur » et « pur » dans le sens de voir les choses du point de vue de la sagesse: sans ajouter de jugement, voir le monde avec les yeux de la joie profonde de la compréhension profonde (prajna).

Dharma

« Comprendre le mot dhamma (dharma en sanskrit) serait tout comprendre du bouddhisme car il en est le mot clef. »
D’après Lilian Silburn, Aux sources du bouddhisme

Le Dharma désigne essentiellement deux aspects de la réalité,
la réalité ultime
– La compréhension qu’a eue le Bouddha Shakyamuni de la réalité ultime, des choses « telle quelles sont » (avant d’être altérées par les interprétations humaines) –et par extension, l’enseignement du Bouddha.
la réalité relative
– Les phénomènes, tels que nous les percevons et vivons à travers nos relations avec les êtres et les choses – la réalité relative.

Nous sommes partie de l’univers.
Tout est source d’enseignement de la réalité ultime.
Tant la vision sage du monde,
que la réalité illusoire –pour autant qu’on la perçoive comme telle.

Illusion et éveil,
les deux faces d’une pièce
Universel et singulier,
les parties d’un tout
Ryōkan