maître ?

Il y a bien longtemps, sous la dynastie Tang, vivait le grand maître Joshu Shinsai, successeur de  Nansen Fugan. On dit qu’il commença à pratiquer à l’âge de 60 ans de tout son cœur et son corps.

Il voyageait de temple en temple, disant que la Voie est enseignée partout:
« Même à une petite fille de 7 ans, si elle en sait plus que moi, je lui demande de m’enseigner.
Même si c’est un vieillard de 100 ans, s’il en sait moins que moi, je dois lui donner l’enseignement. »

Un maître peut se présenter sous toute forme, indépendamment du sexe, de l’âge, ou « de sa nationalité ou de son rang social ».

Dōgen en parle dans le texte Raihai Tokuzui (1240) du Shōbōgenzō.
Raihai
, se prosterner.
Toku, atteindre.
Zi, la moelle.
Se prosterner pour atteindre la moelle [de l’Éveil]

Se prosterner, sincèrement, intérieurement, cela signifie reconnaître le maître, le bouddha, et lui faire totalement confiance.

Dōgen dit dans le Raihai Tokuzui:
« même les arbres et les pierres nous prêchent le Dharma, et nous devrions demander même aux champs et aux villages qu’ils nous prêchent le Dharma. Nous devrions interroger les piliers extérieurs, et nous devrions questionner même les clôtures et les murs. »

L’enseignement par les arbres et les rochers renvoie à une histoire (bientôt publiée ici…) relatée dans les Jātakas, les récits des vies antérieures du Bouddha Shakyamuni.