le filet d’Indra

Dans le Sūtra de la guirlande de fleurs
(Avatamsaka Sūtra, jap. Kegonkei 華厳経)
la réalité de l’univers
est comparée à un filet infini,
dont les intersections sont faites de joyaux transparents,
eux aussi infinis,
le filet d’Indra.

A chaque nœud de ce réseau se trouve un cristal,
relié à toutes les autres cristaux.
Transparent,
chaque joyau se reflète dans chaque joyau.

Ces joyaux sont les phénomènes,
choses et êtres humains,
qui apparaissent, et en se transformant, disparaissent
au fil des circonstances sans cesse changeantes.

Qu’est-ce que cela nous dit?

Tout est interdépendant,
elle/lui est aussi moi,
eux/elles sont aussi nous.
L’univers entier est aussi moi.

Repérer et cesser nos jugements incessants,
pour vivre en meilleure compréhension avec tous les êtres,
là où nous nous trouvons,
à la fois dans le monde quotidien et
dans la réalité de ce réseau dynamique infini.

Ni identiques, ni séparés.

Qu’est-ce que cela nous dit encore?

Cette totalité dynamique nous dit aussi:
Il y a deux côtés toujours en jeu:
moi, qui doit sans cesse répondre aux situations petites ou importantes du quotidien: le soi ordinaire, en interaction constante avec les circonstances;
et le grand moi, le Soi, qui est la totalité de ce réseau multidimensionnel,
dans lequel tout se tient, tout est ce qui existe, « bien », « mauvais » ou « peu important », etc., n’est ni « bien », « mauvais », etc. en soi, car cela dépend des circonstances. Tout ce qui est, est ainsi, et se transforme dans cette dynamique infinie.

Et encore?…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *