karma

littéralement « les actions », de la pensée, de la parole et du corps.

La pensée (même inconsciente) joue un rôle déclencheur:
elle est à l’origine d’une parole ou d’un acte.

C’est pourquoi, observer et se familiariser avec nos pensées, leur origine (l’envie, la peur, ou tout sentiment), et en mesurer la portée positive ou négative, permet d’orienter nos paroles et nos actes vers des actions bénéfiques, tant pour soi que pour les autres et tout ce qui nous entoure.

La rétribution karmique, ce sont les fruits de nos actes, nuisibles ou bénéfiques.

Mais sommes-nous seuls responsables de nos actes?

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du Bouddha Shākyamuni à Dōgen Zenji

L’enseignement bouddhique s’est transmis en une ligne ininterrompue depuis le Bouddha Shākyamuni.

D’Inde en Chine jusqu’au Japon, où Dōgen développa le zen sōtō dès le 13e siècle. Voici leur noms (forme japonaise pour les ancêtres chinois, car c’est ainsi qu’ils sont récités dans les temples zen sōtō). Continuer la lecture de « du Bouddha Shākyamuni à Dōgen Zenji »

4 vœux – un grand vœu

Les êtres sont innombrables, je fais vœu de les libérer Les illusions sont intarissables, je fais vœu d’y mettre fin Les portes du Dharma sont illimitées, je fais vœu de les pénétrer La voie du Bouddha est insurpassable, je fais vœu de la réaliser shujō muhen sei gan do 衆生無邊誓願度 bon-no mujin sei gan dan 煩惱無盡誓願斷 ho mon muryō sei gan gaku 法門無量誓願學 butsu do mujō sei gan jo 佛道無上誓願成 D’après la Sōtōshu Shūmuchō, l’institution japonaise de l’école sōtō Tant que vous basez votre vie sur ce vœu, où que vous soyez, tôt ou tard le printemps viendra. Maintenez ces quatre vœux, ils sont essentiels. D’après Uchiyama Roshi

ainsité – réalité

shinnyo 真如 ou 眞如 – la réalité telle quelle (sanskrit, tathatâ)

nyoze 如是 – littéralement: comme c’est, tel quel

inmo 恁麼 – le tel quel, l’ainsi

Ces mots évoquent tous la réalité profonde telle qu’elle est,
au fond indescriptible.

Mais bien sûr les mots sont nécessaires pour l’approcher et partager l’expérience.

Cultiver un esprit d’Éveil, c’est cultiver la vision de la réalité telle quelle est, à la fois:
phénoménale
faite de phénomènes qui ne cessent de se transformer, et de produire d’autres phénomènes, et
ultime
tous ces phénomènes, choses et êtres, sont vides de substance propre.

Rester en contact vivant, d’instant en instant, avec ces deux aspects de la réalité, est le fondement de la pratique-vision bouddhique.

le filet d’Indra

Dans le Sutra de l’Ornementation fleurie
(Avatamsaka Sūtra, jap. Kegonkyō 華厳経)
la réalité de l’univers
est comparée à un filet infini,
dont les intersections sont faites de perles de cristal.
C’est le filet d’Indra.

Toutes les perles sont reliées et
Chaque perle se reflète dans toutes les perles.

Ce filet est une métaphore de l’univers,
les phénomènes,
choses et êtres humains,
apparaissent, et disparaissent, se transformant
au fil des circonstances sans cesse changeantes.

Qu’est-ce que cela nous dit?

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6 paramita

param, de l’autre côté, l’autre rive
ita, arrivé
Aller du côté de l’Éveil, de la connaissance.

« L’autre rive » (paramita) est une image très ancienne image indiquant que nous sommes sur la rive de ce monde de perpétuelle insatisfaction. Le bouddhisme premier propose de traverser le fleuve mondain pour atteindre le nirvana par la pratique des préceptes. Le bouddhisme mahayanique développe les préceptes de base dans les paramita, les 6 accomplissements de la sagesse.

1. la générosité (dana paramita)
2. l’éthique (sila paramita)
3. la patience (ksanti paramita)
4. la persévérance (virya paramita)
5. l’attention en zazen (dyana paramita)
6. la sagesse (prajna paramita) (compréhension profonde de la vacuité).
Par exemple, donner, dana paramita, de façon complètement détachée de toute attente en retour, manifeste la sagesse véritable: voir que les êtres et les choses sont non-deux.

Et Dōgen Zenji, dit: « Cessez de dire que l’autre rive n’est pas sous vos yeux. »
(Eihei Kōroku, discours 507)

Oui, elle est ici dans la pratique des paramita nourris par zazen.

3 trésors – refuge

Le Bouddha
Le Dharma (son enseignement)
La Sangha (la communauté qui pratique le Dharma)

Prendre refuge dans les 3 trésors,
rester en lien avec et dans la pratique.

Je prends refuge dans le Bouddha
Je prends refuge dans le Dharma
Je prends refuge dans la Sangha

南無帰依仏 :  namu ki e butsu
南無帰依法 :  namu ki e hō
南無帰依層 :  namu ki e sō

Originellement, le trésor « Bouddha » faisait référence au bouddha historique Shakyamuni.
A sa disparition, les disciples se sont demandé:
« Maintenant qu’il n’est plus là, c’est quoi le trésor de Bouddha? »
« Ce sont ses paroles », le Bouddhadharma, se dirent-ils.

Les paroles du Bouddha invitent à pratiquer zazen, et
à avancer sur la voie de l’Eveil, jour après jour,
par la pratique des préceptes, et des paramitas.