3 poisons

Les 3 poisons à l’origine de toute souffrance sur la terre.

L’avidité, le rejet et l’ignorance.

La soif insatiable de vouloir autre chose et plus.
Le rejet de tout ce qui ne nous convient pas.
L’ignorance que le moi n’a de substance propre:
il est constitué de 5 agrégats, sans cesse en transformation.
Rien n’est fixe, tout change sans cesse.

L’antidote? Cultiver un esprit éveillé!

4 vœux – un grand vœu

Les êtres sont innombrables, je fais vœu de les libérer
Les illusions sont intarissables, je fais vœu d’y mettre fin
Les portes du dharmas sont illimités, je fais vœu de les pénétrer
La Voie du Bouddha est insurpassable, je fais vœu de la réaliser

shujō muhen sei gan do 衆生無邊誓願度
bon-no mujin sei gan dan 煩惱無盡誓願斷
ho mon muryō sei gan gaku 法門無量誓願學
butsu do mujō sei gan jo 佛道無上誓願成

D’après la Sōtōshu Shūmuchō, l’institution japonaise de l’école sōtō

Ce n’est que lorsque vous vivez par ce vœu que tout ce que vous rencontrez renforcera votre vie en tant que bouddhadharma.
Tant que vous basez votre vie sur ce vœu, où que vous soyez, tôt ou tard le printemps viendra.
Il suffit de maintenir ces quatre vœux, ils sont essentiels.
D’après Uchiyama Roshi

ainsité – réalité

shinnyo 真如 ou 眞如 – la réalité telle quelle (sanskrit, tathatâ)

nyoze 如是 – littéralement: comme est, tel quel

inmo 恁麼 – le tel quel

Ces mots évoquent tous la réalité profonde telle qu’elle est,
au fond indescriptible,
les mots ne pouvant l’exprimer toute.

Mais bien sûr les mots sont nécessaires pour l’approcher et partager l’expérience.

Cultiver un esprit d’Éveil, c’est cultiver la vision de la réalité telle quelle est, à la fois:
phénoménale
faite de phénomènes qui ne cessent de se transformer, et
ultime
tous ces phénomènes, choses et êtres, sont vides de substance fixe.

Rester en contact vivant, d’instant en instant, avec ces deux faces de la réalité, est le fondement de la pratique-vision bouddhique.

le filet d’Indra

Dans le Sūtra de la guirlande de fleurs
(Avatamsaka Sūtra, jap. Kegonkei 華厳経)
la réalité de l’univers
est comparée à un filet infini,
dont les intersections sont faites de joyaux transparents,
eux aussi infinis,
le filet d’Indra.

A chaque nœud de ce réseau se trouve un cristal,
relié à toutes les autres cristaux.
Transparent,
chaque joyau se reflète dans chaque joyau.

Ces joyaux sont les phénomènes,
choses et êtres humains,
qui apparaissent, et en se transformant, disparaissent
au fil des circonstances sans cesse changeantes.

Qu’est-ce que cela nous dit? Continuer la lecture de « le filet d’Indra »

6 paramitas

param, de l’autre côté
ita, arrivé
Aller du côté de l’Éveil, de la connaissance.

Les 6 accomplissements de la sagesse
1. la générosité (Dana Paramita)
2. l’éthique (Sila Paramita)
3. la patience (Ksanti Paramita)
4. la persévérance (Virya Paramita)
5. l’attention méditative (Dyana Paramita)
6. la sagesse (Prajna Paramita) (compréhension profonde basée sur le non-dualisme du filet d’Indra)

La sagesse est la base des 6 paramitas.

Par exemple, donner, dana, de façon complètement pure, détachée de toute attente en retour, est preuve d’une réelle sagesse: une compréhension profonde du non-deux.

3 trésors – refuge

Le Bouddha
Le Dharma (son enseignement)
La Sangha (la communauté autour de lui)

Prendre refuge dans les 3 trésors,
de tout cœur
en soi-même
–revivifier les 3 refuges en nous

Je prends refuge dans le Bouddha
Je prends refuge dans le Dharma
Je prends refuge dans la Sangha

南無帰依仏 :  namu ki e butsu
南無帰依法 :  namu ki e hō
南無帰依層 :  namu ki e sō

Originellement, le trésor « Bouddha » faisait référence au bouddha historique Shakyamuni. A sa disparition, les disciples se sont demandé:
« Alors maintenant, c’est quoi le trésor de Bouddha? »
Ils se dirent, ce sont « ses paroles », le Bouddhadharma.

Les paroles du Bouddha invitent à pratiquer zazen, et,
à avancer sur la voie la sagesse, à chaque instant,
par la pratique des paramitas.

Le Bouddhadharma est en chacune et chacun d’entre nous.

impermanence

L’impermanence est un terme bouddhique désignant l’un des principes fondamentaux observé par le Bouddha Shakyamuni:

Toute change.
Tout apparaît, évolue et se transforme.

Le monde,
A quoi le comparer?
Au reflet de la lune
sur une goutte de rosée
suspendue au bec d’une grue
Dōgen Zenji

le cerf frappé

Un maître bouddhiste voyant un cerf en train de paître devant le jardin potager du temple, le frappa.

Un disciple voit la scène et dit à son maître:
« Maître, vous semblez n’avoir aucune compassion. Vous tourmentez cet animal en lui refusant l’herbe et le frappant. »

Le maître répondit:
« Si je n’avais pas frappé ce cerf, il se serait familiarisé avec les êtres humains, et il aurait sûrement fini par être tué par quelqu’un. »

Frapper, dans cette circonstance, est un acte de compassion.

Tout acte est affaire d’intention.

8 pratiques de la Voie

L’Octuple sentier est la Voie qui mène à la cessation de la souffrance.

L’éthique (sīla)
1. Parole juste
2. Action juste
3. Moyens d’existence justes

L’attention (samādhi)
4. Effort juste
5. Attention juste
6. Concentration juste

La sagesse (prajñā)
7. Compréhension (vision) juste
8. Intention (discernement) juste

« juste » au sens musical: accordé aux circonstances.

Rien n’est figé, tout est en relation, relatif.

prajñā, la connaissance directe de la  vacuité fondamentale.
Eno – Sūtra de l’Estrade (discours 4 & 8)

Le fondement du chemin est la sagesse,
qui mène à l’équanimité, à la non-discrimination.